Généralités :
Le procédé du nickel chimique existe depuis 1947, sous le nom de KANIGEN (Katalytic-Nickel Generation).
Une solution contenant un sel de nickel et un hypophosphite alcalin est susceptible de se décomposer catalytiquement dans certaines conditions, au contact de certains métaux, en donnant sur ces métaux un dépôt dur et cohérent contenant environ 93% de nickel et 7% de phosphore. Cet alliage catalysant lui même la réaction, celle ci peut dont continuer indéfiniment.
En outre, grâce à des traitements thermiques appropriés, il est possible de favoriser certaines caractéristiques du dépôt telles que la dureté, la tenue à la corrosion … Si on ajoute à cela une moindre tendance à fragiliser que les autres traitements, on possède avec le nickelage chimique un procédé intéressant, qui peut être réalisé sur tous les supports et dont les possibilités sont multiples.
Principe des dépôts chimiques :
Réduction chimique du métal d’apport A, sous forme ionique A+ en solution dans un sel dissous M sous forme ionique Mn-
Mn- + Ay+ à M(n-y) + A
Les applications :
L’application du procédé nickel chimique peut être envisagée chaque fois qu’une ou plusieurs propriétés suivantes sont recherchées :
- Resistance à la corrosion
- Amélioration du frottement
- Resistance à l’usure, à l’érosion
- Augmentation de la dureté superficielle
- Remise à la cote
- Brasure aux alliages étain-plomb
- Revêtements ultérieurs
- Facilité de dégazage
Le Nickel chimique peut s’effectuer sur :
- Acier
- Inox
- Cuivre et Laiton
- Invar et Kovar
- Aluminium
- Magnésium
- Zamak
- Titane
- Non Conducteur
- Composite : Al/SiC – Al/Be
- Uranium
- Tantale
- Molybdène
Capacité :
La Protection des Métaux possède trois bains de nickel chimique, dont un moyen phosphore. Les capacités respectives de chaque bain sont :
- B8 : 1000 l – L 1120, l 760, h 810,
- B12 : 600 l (Moyen Phosphore) – L 770, l 680, h 780,
- B58 : 950 l – L 860, l 770,h 910,